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> I - SLO 34 Pesek - Kozina
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Cartouche du Poste Frontière



[05.10.06 | 7958 km] La ville de Trieste est dotée dans sa périphérie d’un réseau routier et autoroutier très dense. Ce poste est situé sur une route secondaire qui est raccordée à l’autoroute qui relie la capitale Ljubjana au port de Koper et aux quelques kilomètres de côte que possède la Slovénie. Le trafic des camions y est assez conséquent et les installations sont aménagées à cet effet.

Dans cette région, une particularité géologique, les « foibe » (pluriel de foiba, terme italien désigneant fosse, cavité) ont été le théâtre de faits qui ont marqué l’histoire de la région: ces cavités ont servis de lieu de massacres essentiellement vers la fin de la 2nde G.M. lors de l’occupation yougoslave sous le contrôle du Maréchal Tito. A partir du 8 septembre 1943, date de la fuite des armées italiennes après le départ de Mussolini et de l’arrivée en libérateur dans la région des partisans communistes de Tito, de nombreux Italiens ou dissidents politiques y ont été assassinés. Dans un premier temps stoppés par la reconquête de ces territoires par les Nazis (cf.I-SLO 38), ces massacres connurent leur apogée en mai et juin 1945, lors de l’arrivée presque conjointe des Yougoslaves et des Alliés à Trieste. Ils se poursuivirent jusqu’en 1947 et le traité de Paris qui mit fin aux hostilités avec la mise en place du territoire libre de Trieste. (cf. I-SLO 38)

Aujourd’hui, ce fragment de l’histoire longtemps resté tabou est plus que jamais d’actualité. Une journée du souvenir (giornata del ricordo), a été instituée en Italie en 2004 pour commémorer ces massacres. Instaurée sous le gouvernement de Berlusconi, cette journée se fête depuis 2005 le 10 février, date du traité de Paris. Le discours (en annexe) du président de la République Italienne tenu le 10 février 2007 et la réaction du président Croate Stipe Mesic témoignent des tensions passionnelles que déclenche aujourd’hui encore l’évocation de ce sujet. Cet incident diplomatique qui a eu un retentissement important en Italie a depuis officiellement été "résolu".


Extrait du journal italien “La Repubblica” du 10.02.2007
Extrait du discours du président italien lors de la journée du souvenir

" Nous ne devons pas taire, en assumant la responsabilité d’avoir nié ou tendu à ignorer la vérité en raison de préjugés idéologiques et aveuglement politique le dramme du peuple juliano-dalmate. Ce fut une tragédie cachée en raison de calculs diplomatiques et de convenances internationales. Aujourd’hui qu’en Italie nous avons enfin mis un terme à un silence sans justification et que nous nous sommes engagés en Europe à reconnaître la Slovénie comme un partenaire amical et la Croatie comme un nouveau candidat à l’entrée dans l’Union, nous devons toutefois répéter avec force que partout, au sein du peuple italien comme dans les rapports entre les peuples, une part de la reconciliation que nous souhaitons fermement, se situe dans la vérité. C’est ce qui dans la “Journée du souvenir” est justement un engagement solennel de rétablissement de la vérité. "

“Non dobbiamo tacere, - ha detto Napolitano - assumendoci la responsabilità di aver negato o teso ad ignorare la verità per pregiudiziali ideologiche e cecità politica” il dramma del popolo giuliano-dalmata. E’ stata una tragedia, ha spiegato, “rimossa per calcoli dilomatici e convenienze internazionali” “Oggi che in Italia abbiamo posto fine ad un non giustificabile silenzio, e che siamo impegnati in Europa a riconoscere nella Slovenia un’amichevole partner e nella Croazia un nuovo candidato all’ingresso nell’Unione, dobbiamo tuttavia ripetere con forza che dovunque, in seno al popolo italiano come nei rapporti tra i popoli, parte della riconciliazione, che fermamente vogliano, è la verità. E’ quello del ‘Giorno del Ricordo’ è precisamente un solenne impegno di ristabilimento della verità”, ha aggiunto il capo dello Stato.


Extrait du journal italien “La Repubblica” du 17.02.2007
Extrait de la réponse du président croate Stipe Mesic au discours de Napolitano

"Dans les paroles de Napolitano, il est impossible de ne pas apercevoir des éléments de racisme
affirmé, de révisionisme historique et de revanchisme politique ".
“Nelle parole di Napolitano è impossibile non intravedere elementi di aperto razzismo, revisionismo erevanscismo politico”