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> I - SLO 17 Podsabotin (Slo) - Solkan (Slo)
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[01.10.06 | 7541 km] La bataille qui a eu lieu lors de la 1ère G.M. au niveau du « Monte Sabotino » conserve aujourd’hui encore une grande signification pour les Italiens qui y restent très attachés. Au sommet ont été édifiés des monuments à la mémoire de cette victoire italienne.

Le tracé actuel de la frontière entre la Slovénie et l’Italie - également appelée « French line » car déssiné par des diplomates français à Paris en 1947 - était totalement déconnecté des problématiques locales (voir I-SLO 20). Durant près de 30 années, jusqu’en 1975, elle fût d’ailleurs considérée comme étant provisoire. Le sommet de cette montagne a été durant toute cette période source de litige entre les deux pays: la Yougoslavie et l’Italie. En octroyant ce mont à l’Italie se formait alors une sorte d’enclave italienne sur le territoire yougoslave. Ce tracé mettait alors soudainement à distance les deux villages voisins de Podsabotin et Solkan et les déconnectait du centre que constituait Nova Gorica. C’est ainsi que ce petit détail du tracé de la frontière est devenu source de tension: il fallait trancher entre les Yougoslaves souhaitant à tout prix établir une connexion entre leurs deux villages et la ville et les Italiens cherchant à conserver sur leur territoire un lieu à haute valeur symbolique.

Ce n’est donc qu’en 1975 que fut touvé un compromis: le sommet appartiendra bien aux Italiens mais une portion de route slovène de 1,5 km sera construite sur territoire italien: un corridor fut mis en place. Cette portion de route a été mise en service en 1985 et existe aujourd’hui encore telle qu’elle. Elle est bordée de chaque côté de murs en béton et de grillage. Au delà de cette barrière, elle est longée par une route militaire italienne. Aucun poste de contrôle, ce dispositif empêchant toute voiture de stationner et quiconque de passer au-delà de la barrière, cet endroit ayant été – et est toujours - sous surveillance des militaires italiens.La petite route italienne qui donne accès au sommet de la colline et qui passe au-dessus du corridor est d’ailleurs toujours interdite au public. On parle d’enlever le grillage afin assouplir visuellement ce dispositif de
sécurité qui aura perdu absolument toute raison d’être avec l’entrée de la Slovénie dans l’espace Schengen et la disparition relative des contrôles. Mais la trace que dessine ce grand mur de béton sur le flanc italien de la colline persistera encore malgré l’application d’une telle mesure.