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> CZ-D 63 Česká Kubice - Furth im wald
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[29.08.06 | 3272 km] Furth est l’exemple type de la ville frontalière dont l’économie a particulièrement  souffert de l’ouverture du rideau de fer puis de l’entrée des  nouveaux pays dans l’U.E. en 2004. Jusqu’en 1990, sa position à première vue  handicapante de «  bout du monde  » s’est avérée être un avantage pour son activité: les entreprises allemandes se voyant attribuer des privilèges fiscaux par  le Land de Bayern (Bavière) qui souhaitait assurer la stabilité de la région.  Par ailleurs, comme du côté de Waidhaus, les entreprises tchèques (telles Škoda)  n’ayant pas le droit de vendre des produits finis vers l’Ouest se sont établies  à la frontière allemande amenant des produits à 97% finis, le reste s’effectuant  dans les usines des environ de Furth côté allemand.  Après la chute du communisme et l’ouverture des frontières, à la perte de ses privilèges qui retenaient les entreprises, est venu s’ajouter de nouvelles  problématiques dont les principales sont la proximité d’un pays aux produits et  à la main d’oeuvre moins chers (10% du salaire allemand en 90) puis après 2004 la simplification du dispositif de contrôle au niveau de la frontière et donc la perte de nombreux emplois dans les domaines de la police et de la douane. (Cette simplification ayant eu tout de même comme avantage de désengorger du trafic routier le centre de la ville et ses environs.)

Aujourd’hui, le paysage au niveau du poste est complètement marqué par les activités frontalières. Les commerces côté tchèque continuent de fleurir de manière quasi-anarchique de part et d’autre de l’axe routier: casinos, night-clubs, stations service, marchés, restaurants, viennent investir la vallée et marquent le paysage montagnard. Particulièrement ici, de part leur importante échelle, le devenir des infrastructures liées au contrôle des véhicules qui n’auront plus de raisons d’être après l’entrée de la République tchèque dans Schengen est une autre problématique que la ville va devoir prendre en considération.